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Les tiques

Acariens ectoparasites de vertébrés, les Ixodida, communément appelés « tiques », sont des hématophages strictes ( ils ne se nourrissent que de sang à tous les stades de leur développement). Leur digestion extra-corporelle, les rendent vecteurs de certains virus, bactéries et protozoaires pathogènes. L’ordre des Ixodida regroupe environ 900 espèces classées en trois familles ; celle des Ixodidae (tique dite dure) comprend la plupart des tiques parasitant les animaux domestiques et d’élevages.

En France, on retrouve 41 espèces de tiques. Chez les chats et les chiens, 3 espèces sont largement dominantes : Dermacentor reticulatus, Ixodes ricinus et Rhipicephalus sanguineus. Pour les équidés se sont les espèces Ixodes ricinus, Dermacentor reticulatus et Dermacentor marginatus qui peuvent être pathogènes. À ces 3 espèces, on peut rajouter Haemaphysalis punctata et Rhipicephalus bursa pour les bovins et ovins.

Comme les différentes tiques ne transmettent pas les mêmes maladies, la répartition territoriale des tiques a un impact sur les risques encourus par les animaux de compagnie et d’élevages. Pour exemple, Rhipicephalus sanguineus a un grand éventail d’agents pathogènes pour le chien (Ehrlichia canis, Borrelia burgdorferi ssl ou encore Rickettsia conorii) mais sa zone de répartition se limite au Sud Est de la France.

Chez l’Homme, ces tiques peuvent transmettre certains de ces pathogènes (maladies vectorielles à tiques ou MVT), on parle alors de zoonose. Ces MVT peuvent être asymptomatiques ou a contrario être responsables de plusieurs pathologies ; parmi les pathogènes transmissibles par la tique se trouvent les Borrelia, les Bartonella ou encore les Brucella.

Anaplasma spp.

Les Anaplasma spp. sont des bactéries fastidieuses, intracellulaires obligatoires, non mobiles et gram-négatives, appartenant au groupe des α-protéobactéries de l’ordre des Rickettsiales(1).Le genre comprend au moins six espèces d’intérêt vétérinaire ou de santé humaine : Anaplasma marginale, Anaplasma centrale et Anaplasma bovis sont à l’origine de l’anaplasmose bovine (AB), mais la pathogénicité diffère entre ces espèces. Anaplasma marginale infecte les érythrocytes. Les signes cliniques s’intensifient et la probabilité de décès augmente avec l’âge. Les animaux infectés peuvent devenir des porteurs à vie. Anaplasma centrale et A. bovis sont moins pathogènes et provoquent une maladie bénigne chez les bovins. Anaplasma ovis est l’agent étiologique de l’anaplasmose ovine ou caprine. Il s’agit d’une maladie bénigne des moutons et des chèvres, mais les signes cliniques peuvent s’intensifier en fonction de l’espèce hôte et des facteurs de stress externes . Anaplasma platys est responsable de l’anaplasmose cyclique infectieuse canine. La seule espèce à potentiel zoonotique est Anaplasma phagocytophilum, l’agent étiologique de la fièvre transmise par les tiques chez les ruminants et de l’anaplasmose granulocytaire humaine (HGA). Les principaux réservoirs sont le bétail, les chats, les chiens et les animaux sauvages. Les anaplasmes sont endémiques dans les zones tropicales et subtropicales du monde entier.

1. Dumler J.S., Barbet A.F., Bekker C.P., Dasch G.A., Palmer G.H., Ray S.C., Rikihisa Y. & Rurangirwa F.R. (2001). – Reorganization of genera in the families Rickettsiaceae and Anaplasmataceae in the order Rickettsiales: unification of some species of Ehrlichia with Anaplasma, Cowdria with Ehrlichia and Ehrlichia with Neorickettsia, descriptions of six new species combinations and designation of Ehrlichia equi and ‘HGE agent’ as subjective synonyms of Ehrlichia phagocytophila. Int. J. Syst. Evol. Microbiol., 51 (6), 2145–2165. doi:10.1099/00207713-51-6-2145.

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Babesia spp.

Les Babesia sont des parasites apicomplexes, intraérythrocytaires obligatoires, qui peuvent infecter l’Homme et / ou l’animal. Ces parasites du genre Babesia infectent une grande variété de mammifères domestiques et sauvages ainsi que l’homme. Plusieurs espèces de Babesia sont principalement responsables de la babésiose zoonotique dans de nombreuses régions du monde, à savoir B. divergens, B. microti, B. bigemina et B. venatorum (1,2). Babesia divergens est un agent principale de la babésiose chez le bovins; des cas de ont été signalés chez l’humaine en Europe. B. microti se propage principalement à partir de rongeurs en Amérique du Nord et en Asie (1). Babesia venatorum est une maladie zootique principalement chez les cerfs. Elle est présente dans d’autres parties du monde, souvent originaire d’Europe (1).

Les tiques du genre Ixodes sont les principaux vecteurs de la babésiose, où leur répartition géographique détermine la prévalence des pathogènes impliqués

Babesia envahit les globules rouges des mammifères. La maladie, qui peut être mortelle, se caractérise généralement par de la fièvre et une hémolyse intravasculaire entraînant une anémie progressive, une hémoglobinurie et un ictère.

1. Hussain S, Hussain A, Aziz MU, et al. A Review of Zoonotic Babesiosis as an Emerging Public Health Threat in Asia. Pathogens. 2021;11(1):23. Published 2021 Dec 24. doi:10.3390/pathogens11010023

2. Mosqueda J, Olvera-Ramirez A, Aguilar-Tipacamu G, Canto GJ. Current advances in detection and treatment of babesiosis. Curr Med Chem. 2012;19(10):1504-1518. doi:10.2174/092986712799828355

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Bartonella henselae

Bartonella henselae est l’agent de la « maladie des griffes du chat », infection humaine bénigne se manifestant le plus souvent par une adénopathie régionale persistante. En 1993, un genre Bartonella a été créé et la bactérie a été nommée Bartonella henselae (1). Bartonella regroupe actuellement 23 espèces dont 11 sont  susceptibles d’être pathogènes pour l’homme: B. bacilliformis, B. quintana, B. henselae, B. elizabethae, B. grahamii, B. vinsonii, B. koehlerae, B. alsatica, B. washoensis, B. rochalimae, B. tamiae.

B. henselae est une zoonose dont la transmission à l’homme se fait principalement par griffures et/ou morsures de félins. Les chatons sont en effet le principal réservoir de la bactérie d’où une répartition ubiquitaire de la maladie. L’expression de la pathogénicité bactérienne est dépendante du statut immunitaire des sujets infectés. L’angiomatose bacillaire et la péliose hépatique sont les manifestations cliniques les plus fréquentes chez les immunodéprimés. B. henselae est, de plus, responsable d’endocardites chez les sujets porteurs de valvulopathie et peut être à l’origine de formes cliniques diverses telles que des bactériémies, rétinites, troubles musculo-squelettiques, atteintes viscérales, méningo-encéphalites, myocardites. On dispose actuellement de nombreux outils de diagnostic dont l’utilisation est à combiner et à adapter à chaque situation clinique.

B. henselae est une bactérie difficile à cultiver, le diagnostic repose donc principalement sur la biologie moléculaire et la sérologie. Les formes bénignes de la maladie des griffes du chat ne nécessitent aucun traitement. Pour les autres manifestations, celui-ci sera fonction de chaque tableau clinique (1). De rares cas de transmission par des tiques sont aussi décrits. La transmission par Ixodes ricinus au chat a été démontrée (2). La taille de l’inoculum et la source de l’infection semble avoir une répercussion clinique : les patients contaminés par une morsure de tique présentent majoritairement une bactériémie plutôt qu’une lymphadénopathie (3).

(1) Bartonella henselae, un agent infections ubiquitaires. S. Edouard, D. Raoult. Médecine et maladies infectieuses 40 (2010) 319–330

(2) Cotte V, Bonnet S, Le RD, Le NE, Chauvin A, Boulouis HJ, et al.Transmission of Bartonella henselae by Ixodes ricinus. Emerg Infect Dis 2008;14:1074–80

(3) Breitschwerdt EB, Maggi RG, Duncan AW, Nicholson WL, Hegarty BC, WoodsCW. Bartonella species in blood of immunocompetent persons with animal and arthropod contact. Emerg Infect Dis 2007;13:938–41.

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Bartonella quintana

B. quintana est une bactérie en forme de bâtonnet intracellulaire facultative, à gram négatif, appartenant au sous-groupe alpha 2 des Protéobactéries (2). L’être humain est le réservoir de cette bactérie (3). Le pou de corps (Pediculus humanus corporis) est le vecteur. B. quintana se loge dans les érythrocytes durant la phase asymptomatique (4) et a été observée dans les érythroblastes de la moelle rouge de patients (1).

Bartonella quintana est un bacille anaérobie fastidieux causant la fièvre des tranchées. La maladie a été décrite pour la première fois en 1915 pendant la première guerre mondiale. Plus d’1 million de personnes ont contracté cette maladie pendant la 1ère guerre mondiale (1). En 1916, McNee décrit deux types de symptômes. La première est caractérisée par un mal de tête soudain, des vertiges, une douleur dans les tibias et une température élevée (39-40°C). La température chute brutalement entre le troisième et le septième jour, puis remonte et redescend de nouveau. Le second type de symptômes est caractérisé par une période initiale plus courte et de fréquentes rechutes (1). Bartonella quintana a d’abord été nommée Rickettsia quintana. En 1993, un genre Bartonella a été créé et la bactérie a été nommée Bartonella quintana (1). À ce jour, le genre Bartonella est composé de 23 espèces validées dont: B. bacilliformis, B. quintana, B. henselae, B. elizabethae, B. grahamii, B. vinsonii, B. koehlerae, B. alsatica, B. washoensis, B. rochalimae, B. tamiae.

(1) Foucault C, Brouqui P, Raoult D. Bartonella quintana Characteristics and Clinical Management. Emerg Infect Dis. 2006;12(2):217-223.

(2) Maurin M, Raoult D. Bartonella (Rochalimaea) quintana infections. Clin Microbiol Rev. 1996;9:273–92

(3) Foucault C, Barrau K, Brouqui P, Raoult D. Bartonella quintana bacteremia among homeless people. Clin Infect Dis.

(4) Rolain JM, Foucault C, Guieu R, La Scola B, Brouqui P, Raoult D. Bartonella quintana in human erythrocytes. Lancet. 2002;360:226–8.

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Bartonella spp.

Bartonella bacilliformis était jusqu’à récemment la seule espèce du genre Bartonella. Depuis les années 90, de nombreuses bactéries, soit antérieurement affiliées à d’autres genres telles les Rochalimaea et les Grahamella, soit récemment isolées, ont été regroupées au sein du genre Bartonella qui comprend, à l’heure actuelle, plus de 15 espèces qui ont été isolées chez des mammifères variés et l’Homme.

Les différentes maladies causées par des Bartonella sont dites « bartonelloses ». Le modèle couramment accepté est que généralement, les vecteurs de transmission des bartonelles sont les arthropodes suceurs de sang et que les hôtes réservoirs de la bactérie sont des animaux (mammifères, dont chiens et surtout chats). Toutes les bartonelles ont la possibilité de pénétrer à l’intérieur des hématies et des cellules endothéliales, mais selon des mécanismes différents. De plus, ce qui distingue B. bacilliformis des autres bartonelles, c’est son pouvoir hémolytique. Il semble que ces bactéries puissent persister dans l’organisme et se manifester lors d’épisodes d’immuno-dépression profonde. B. henselae est responsable de la maladie des griffes du chat (Cat scratch disease). Une ou plusieurs adénopathies se développent dans le territoire de drainage d’une griffure de chat. Cette pathologie peut se compliquer chez les patients immunodéprimés (VIH, transplantation) d’atteinte cutanée (angiomatose bacillaire) ou viscérale (péliose hépatique, splénique ou autre), de septicémie voire d’endocardite. Cette maladie touche essentiellement les enfants.

B. bacilliformis est responsable de la maladie de Carrion. Cette maladie sévit essentiellement au Pérou dans la Cordillère des Andes entre 1000 et 2500 mètres d’altitude.

Mazzitelli M, Lamberti AG, Quirino A, et al. Utility of Molecular Identification and Quantitation of Bartonella Species with Species-Specific Real-Time PCR for Monitoring Treatment Response: A Case Series. Open Microbiol J. 2018;12:148–153. Published 2018 May 31. doi:10.2174/1874285801812010148

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Borrelia burgdorferi s.l.

Borrelia burgdorferii sensu lato represente une groupe de bactéries.  Ce groupe de bactéries est à la fois présente en Amérique du Nord et en Europe. Chiens et chats peuvent être infectés (et alors victimes d’arthrite de Lyme), et devenir réservoir potentiel toute leur vie. Onze espèces du complexe B. burgdorferi s.l. on été identifiées et strictement associées à la région eurasienne: Borrelia bissetti, B. afzelii, B. bavariensis, B. garinii, B. japonica, B. lusitaniae, B. sinica, B. spielmanii, B. tanukii, B. turdi, B. valaisiana, et B. yangtze). Cinq espèces sont principalement restreintes aux USA (B. americana, B. andersonii, B. californiensis, B. carolinensis, et B. kurtenbachii). Borrelia burgdorferi sensu stricto peut être retrouvé en Amérique du Nord et plus rarement en Europe [1,2]. Dans ce complexe, plusieurs espèces pathogènes pour l’homme sont responsables de la maladie de Lyme: Borrelia afzelii prédominant en Eurasie, Borrelia burgdorferi sensu stricto (ss) prédominante en Amérique du Nord, mais également présente en Europe, bien que plus rare, Borrelia garinii prédominant en Eurasie. Ces bactéries sont transmises à l’homme et au animaux par l’intermédiaire de tiques vectrices appartenant à différentes espèces, et peut-être par d’autres espèces.

Les symptômes chez les animaux sont beaucoup moins connus. Le symptôme le plus courant chez le chien est l’arthrite migratrice, mais il n’y a pas d’érythème migrant comme chez l’homme. D’autres symptômes, mais moins courants, rapportés chez le chien sont la cardite, la glomérulonéphrite, la névrite et les lésions rénales (3).

Les bactéries du complex Borrelia burgdorferii sensu lato sont responsables d’un large éventail de symptômes cliniques chez l’homme, y compris l’érythème cutané, l’arthrite et les lésions multi-systèmes et multi-organes telles que le cœur et les nerfs (2).

1. Pritt BS, Mead PS, Johnson DK, et al. Identification of a novel pathogenic Borrelia species causing Lyme borreliosis with unusually high spirochaetaemia: a descriptive study. Lancet Infect Dis 2016; 16(5): 55664.

2. Kingry LC et. Al,. Surveillance for and Discovery of Borrelia Species in US Patients Suspected of Tickborne Illness.. Infectious Diseases Society of America 2018

6. Skotarczak B. Why are there several species of Borrelia burgdorferi sensu lato detected in dogs and humans? Infect Genet Evol. 2014 Apr;23:182-8. doi: 10.1016/j.meegid.2014.02.014. Epub 2014 Mar 5. PMID: 24613432.

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Borrelia hermsii

Le genre de spirochètes Borrelia contient de nombreux agents pathogènes pour les animaux domestiques et les humains, y compris les agents responsables de la maladie de Lyme (le groupe Borrelia burgdorferi sensu lato) et des agents responsables de la fièvre récurrente. Ces 2 groupes d’agent sont transmis par les tiques. Borrelia hermsii est transmise par les tiques de l’espèce Ornithodoros hermsii, alors que le groupe B. burgdorferii est associé aux tiques de la famille ixodes pacificus (2). B. hermsii est un pathogène de l’animal et de l’homme.

La fièvre transmise par les tiques se caractérise par des épisodes fébriles récurrents qui durent environ 3 jours et sont séparés par des périodes  non fébriles d’une durée d’environ 7 jours. En plus de la fièvre, les patients peuvent présenter un large éventail de symptômes non spécifiques. Les symptômes chez les animaux sont moins connus, cependant, B. hermsii est l’une des espèces principales causant la fièvre récurrente chez le chien aux États-Unis  (3). Elle peut aussi infecter les oiseaux d’élevage et est retrouvé chez une grande variété d’animaux sauvages a travers le monde.

1. Stevenson, B et al. “The relapsing fever spirochete Borrelia hermsii contains multiple, antigen-encoding circular plasmids that are homologous to the cp32 plasmids of Lyme disease spirochetes.” Infection and immunity vol. 68,7 (2000): 3900-8. doi:10.1128/IAI.68.7.3900-3908.2000

2. Ticks, Including Tick Paralysis. James H. Diaz Mandell, Douglas, and Bennett’s Principles and Practice of Infectious Diseases, 296, 3505-3526.e2

3. Elelu N. Tick-borne relapsing fever as a potential veterinary medical problem. Vet Med Sci. 2018;4(4):271-279. doi:10.1002/vms3.108

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Borrelia miyamotoi

Borrelia miyamotoi, identifiée en 1995 chez des tiques au Japon, est une bactérie de la famille des Spirochetes du genre Borrelia, étroitement liée à la bactérie qui cause la fièvre récurrente à tiques et plus lointainement apparentée à Borrelia bugdorferi qui cause la maladie de Lyme 1. Elle est transmise par les tiques dures comme Ixodes scapularis, Ixodes pacificus et Ixodes ricinus 2. Les hôtes réservoirs de B. miyamotoi  sont mal connus ou inconnu. La souris à pattes blanches (Peromyscus leucopus) est un hôte réservoir compétent de cette bactérie dans le nord-est des États-Unis, mais d’autres  espèces dont les oiseaux, peuvent également servir de réservoirs 3. B. miyamotoi est transmis à l’homme par les tiques ayant acquis l’organisme horizontalement à partir d’un hôte réservoir de vertébrés ou, éventuellement, par l’intermédiaire de tiques mâles infectés via la tique femelle 4. Plusieurs tests PCR ont été décrits pour la détection de B. miyamotoi dans le sang total, plasma, LCR et tissus 5. Les tests sérologiques peuvent aider à confirmer le diagnostic de cette bactérie.

Références 

1. Fukunaga M, Takahashi Y, Tsuruta Y, Matsushita O, Ralph D, McClelland M, Nakao M. Genetic and phenotypic analysis of Borrelia miyamotoi sp. nov. isolated from the ixodid tick Ixodes persulcatus, the vector for Lyme disease in Japan. Internat J System Bacteriol. 1995; 45:804–810. 

2. Richter D, Schlee DB, Matuschka FR. Relapsing fever-like spirochetes infecting European vector tick of Lyme disease agent. Emerg Infect Dis. 2003; 9:697–701. [PubMed: 12781009]. 

3.  Hamer SA, Hickling GJ, Keith R, Sidge JL, Edward D, Walker ED, Tsao J. Associations of  passerine birds, rabbits, and ticks with Borrelia miyamotoi and Borrelia andersonii in Michigan,  U.S.A. Parasites & Vectors. 2012; 5:231. [PubMed: 23057837].

 4. Krause, P. J., Fish, D., Narasimhan, S., & Barbour, A. G. (2015). Borrelia miyamotoi infection in nature and in humans. Clinical Microbiology and Infection, 21(7), 631–639. doi:10.1016/j.cmi.2015.02.006.

 5.  Barbour AG, Bunikis J, Travinsky B, Hoen AG, Diuk-Wasser MA, Fish D, Tsao JI. Niche partitioning of Borrelia burgdorferi and Borrelia miyamotoi in the same tick vector and mammalian reservoir species. American J Trop Med Hyg. 2009; 81:1120–1131.  

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Brucella spp.

La brucellose est le nom générique utilisé pour les infections animales et humaines par des bactéries intracellulaires facultatives Gram-négatives appartenant au genre Brucella. Ces bactéries infectent un large éventail de mammifères, des dauphins aux rongeurs, en passant par les animaux domestiques et l’homme. A ce jour, 12 espèces de Brucella ont été reconnues, et chaque espèce a ses animaux hôtes préférés, même si elle peut également infecter d’autres animaux. Il s’agit de B. melitensis (chèvres et moutons), B. abortus (bovins), B. suis (porcs), B. ovis (moutons), B. canis (chiens), B. neotomae (rats des bois), B. ceti (cétacés), B. pinnipedialis (pinnipèdes), B. microti (campagnol commun) B. inopinata (humain), B. papionis (babouins) et B. vulpis (renards). L’infection par Brucella chez les bovins est généralement causée par B. abortus, moins fréquemment par B. melitensis, et occasionnellement par B. suis. Brucella melitensis est le principal agent responsable de l’infection par Brucella chez les moutons et les chèvres. L’infection par Brucella chez les porcs est due aux biovars 1-3 de B. suis, mais la maladie causée par le biovar 2 diffère par sa gamme d’hôtes, sa distribution géographique limitée et sa pathogénicité. Cliniquement, l’infection par Brucella chez les animaux se caractérise par un ou plusieurs des signes suivants : avortement, rétention placentaire, orchite, épididymite et, rarement, arthrite, avec excrétion des organismes dans les écoulements utérins et dans le lait. Ce diagnostic sans équivoque peut être fait par PCR ou par isolement de Brucella à partir du matériel d’avortement, des sécrétions du pis ou des tissus prélevés à l’autopsie. Brucella abortus, B. melitensis et B. suis sont hautement pathogènes pour l’homme, et les tissus, cultures et matériels potentiellement contaminés doivent être manipulés dans des conditions de confinement appropriées. (OIE).

Rajendhran, J. (2021). Genomic insights into Brucella. Infection, Genetics and Evolution, 87, 104635.

Organisation Mondiale de la Santé Animale (OIE), 2018. Brucellosis (infection with B. abortus, B; Melitensis and B. suis). OIE terrestrial manual 2018, chapter 3.1.4, 355, 398

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Candida spp.

Candida est un genre de levures (dont la plus importante espèce est Candida albicans) qui est répandu dans toute l’Asie et forme normalement un commensal parfaitement toléré par l’homme sain dans la bouche, sur la peau, dans le système digestif et dans la flore vaginale. Il devient pathologique et provoque parfois des mycoses (candidiase ou candidose) chez les humains et d’autres animaux quand l’organisme est affaibli.

Chez les animaux, Candida infecte le plus souvent les oiseaux, au niveau de la muqueuse buccale, de l’œsophage et du jabot. Des infections superficielles limitées aux muqueuses du tractus intestinal ont été décrites chez le porc et le poulain. Des candidoses systémiques ont également été décrites chez les bovins, les veaux, les ovins et les poulains secondaires à une antibiothérapie prolongée ou à une corticothérapie. Chez les chats, la candidose est rare mais a été associée à des maladies de la bouche et des voies respiratoires supérieures, au pyothorax, à des lésions oculaires, à des maladies intestinales et à une urocystite. Les infections sont rares chez les chiens et les chevaux. Cependant, Candida spp a été considéré comme une cause d’arthrite chez les chevaux, de mammite et d’avortement chez les bovins. Une fongémie et une péritonite à Candida ont été notées chez des chiens présentant des lésions intestinales perforantes après une intervention chirurgicale, et une candidose muqueuse et cutanée a été notée chez des chiens immunodéprimés et chez des chiens atteints de diabète sucré.

Les espèces de Candida peuvent provoquer des infections assez bénigne chez l’homme. Chez les patients dont le système immunitaire est affaibli les Candida peuvent provoquer des infections plus graves, comme des septicémies ou des candidoses digestives.

Dans l’immense majorité des cas pathologiques, c’est Candida albicans qui est en cause, mais sont également importants : Candida pseudotropicalis, cosmopolite comme le premier, Candida tropicalis plus fréquemment à l’origine des candidoses des zones intertropicales chaudes et humides, Candida parapsilosis et Candida guillermondii [1, 2, 3, 4, 5].

[1] Retno Wahyuningsih, Hans-Joachim Freisleben,Hans-Günther Sonntag, and Paul Schnitzler. Simple and Rapid Detection of Candida albicans DNA in Serum by PCR for Diagnosis of Invasive Candidiasis. J Clin Microbiol. 2000 Aug; 38(8): 3016–3021.

[2] Cornelius J. Clancy M. Hong Nguyen. Finding the “Missing 50%” of Invasive Candidiasis: How Nonculture Diagnostics Will Improve Understanding of Disease Spectrum and Transform Patient Care. Clinical Infectious Diseases, Volume 56, Issue 9, 1 May 2013, Pages 1284–1292.

[3] Avni T,  Leibovici L,  Paul M. PCR diagnosis of invasive candidiasis: systematic review and meta-analysis, J Clin Microbiol , 2011, vol. 49 (pg. 665-70).

[4] Laura Wiebusch, Adriana Araújode Almeida-Apolonio, Luana Mireli, et al. Candida albicans isolated from urine: Phenotypic and molecular identification, virulence factors and antifungal susceptibility. Asian Pacific Journal of Tropical Biomedicine. Volume 7, Issue 7, July 2017, Pages 624-628.

[5] A. Carvalho S. Costa-De-Oliveira M. L. Martins C. Pina-Vaz A. G. RodriguesP. Ludovico F. Rodrigues Multiplex PCR identification of eight clinically relevant Candida species. Medical Mycology, Volume 45, Issue 7, 1 November 2007, Pages 619–627.

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Coxiella burnetii

La fièvre Q (coxiellose) est une infection bactérienne zoonotique associée principalement aux ruminants parturientes, bien que des animaux domestiques comme les chats et une variété d’animaux sauvages aient été identifiés comme sources d’infection humaine1. Coxiella burnetii, est une zoonose émergente ou réémergente avec une distribution mondiale. En tant qu’agent causal de l’une des 13 zoonoses prioritaires mondiales, dont la dose infectieuse est aussi faible qu’une bactérie, Coxiella burnetii appartient à la subdivision gamma de la classe des protéobactéries 2-4. Il s’agit d’un coccobacille pléomorphe gram-négatif formant des spores. Le principal réservoir est constitué par les bovins, les chèvres et les moutons, mais aussi, dans une moindre mesure, par les chats et les chiens. Les animaux infectés transmettent la bactérie par le placenta, l’urine, les matières fécales et le lait. Les personnes en contact avec le bétail sont donc les plus exposées, de même que le personnel de laboratoire 4,5. Après une période d’incubation d’une à trois semaines, l’infection peut être : asymptomatique dans 60% des cas, aiguë (environ 40%) et beaucoup plus rarement chronique (0,2%). Les manifestations habituelles de la fièvre Q aiguë sont une forte fièvre, parfois prolongée, des céphalées sévères, des myalgies et une asthénie. Les manifestations viscérales les plus fréquentes sont une pneumopathie atypique et une hépatite granulomateuse. Beaucoup plus rarement, on peut observer une péricardite, une méningo-encéphalite et une myocardite, qui peuvent mettre en jeu le pronostic vital.

(1) Brouqui, P., Marrie, T., & and Raoult, D. (2007). Coxiella. In P. R. Murray (Ed.), Manual of Clinical Microbiology (9th ed., pp. 1062-1069). Washington, D.C.: ASM Press.

(2) McCaul, T. F. (1991). The development cycle of Coxiella burnetii. In J. C. Williams, & H. A. Thompson (Eds.), Q fever: The biology of Coxiella burnetii (pp. 223-258). Florida: CRC Press.

(3) Angelakis, E., & Raoult, D. (2010). Q Fever. Veterinary Microbiology, 140(3-4), 297-309.

(4) Olson, J. G., Jones, F. R., & Blair, P. J. (2006). Coxiella burnetii. In S. H. Gillespie, & P. M. Hawkey (Eds.), Principles and practice of clinical bacteriology (2nd ed., pp. 457-462). England: John Wiley & Sons.

(5) http://www.orpha.net/consor/cgi-bin/OC_Exp.php?Lng=FR&Expert=781

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Ehrlichia spp.

Le genre Ehrlichia comprend 8 espèces validées et reconnues, deux espèces sont considérées comme des zoonoses, E chaffeensis et E ewingii. E canis est transmise par la tique brune du chien, Rhipicephalus sanguineus, qui est présente dans le monde entier ; par conséquent, l’ehrlichiose monocytaire canine a également une distribution mondiale. Les cas aigus d’E canis chez les chiens peuvent ressembler à une infection par Rickettsia rickettsii (l’agent de la fièvre boutonneuse des montagnes Rocheuses, qui peut également être transmise par la tique brune du chien).

L’ehrlichiose est une infection causée par des bactéries intracellulaires obligatoires qui affectent principalement les cellules du système immunitaire. L’ehrlichiose peut provoquer une variété de signes allant de l’absence de fièvre et de douleurs généralisées à une possible fatalité. Plusieurs espèces de bactéries sont à l’origine de l’ehrlichiose, et certaines d’entre elles infectent aussi bien l’homme que des animaux comme les chiens. Le diagnostic est basé sur les signes, la sérologie et la PCR. Les Ehrlichia sont de petites bactéries gram-négatives qui peuvent infecter l’Homme et / ou l’animal. Ce sont les agents de deux groupes de maladies presque toujours transmises par des tiques. Ces deux groupes de maladies ont des symptômes proches et peu spécifiques (elles sont facilement confondues avec une grippe): les ehrlichioses ou l’anaplasmose. Ces deux maladies, si elles ont beaucoup de points communs, sont en fait bien différentes, chacune pouvant dans certains cas être fatale en l’absence de soins adéquats [1, 2, 3, 4].

Les bactéries Ehrlichia véhiculées par les tiques peuvent varier selon les zones biogéographiques ou continents considérés ; par exemple chez l’Homme aux États-Unis, les deux bactéries en cause dans les ehrlichioses monocytiques humaines sont : Ehrlichia chaffeensis, Ehrlichia ewingii.

[1] Sanjeev K Sahni and Elena Rydkina. Host-cell interactions with pathogenic Rickettsia species Future Microbiol. 2009 Apr; 4: 323–339.

[2] Valbuena G, Walker DH. The endothelium as a target for infections. Annu Rev Pathol. 2006;1:171–198.

[3] Walker DH, Ismail N. Emerging and re-emerging rickettsioses: endothelial cell infection and early disease events. Nat Rev Microbiol. 2008;6:375–386.

[4] Qurollo BA, Riggins D, Comyn A, Zewde MT, Breitschwerdt EB. Development and Validation of a Sensitive and Specific sodB-Based Quantitative PCR Assay for Molecular Detection of Ehrlichia Species. Journal of Clinical Microbiology p. 4030–4032 November 2014 Volume 52 Number 11.

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Francisella tularensis

Francisella tularensis (aussi appelée Bacille de Francis, anciennement Pasteurella tularensis) est une bactérie provoquant la tularémie. Elle appartient aux Gamma-Protéobacteries, à l’ordre des Thiotrichales et à la famille des Francisellaceae avec le genre Francisella.1

La tularémie appelée aussi maladie de Francis, fièvre de la mouche du daim, maladie de Ohara, Yato-Byo, fièvre de la vallée de Pahvant, est une zoonose mal connue qui peut être grave. Cette maladie est en relation avec une bactérie, Francisella tularensis qui sévit dans diverses régions du monde, plus particulièrement dans l’hémisphère Nord. En France, découverte en 1946, mais suspectée depuis 1932, elle existe, le plus souvent, sous forme de cas sporadiques aussi bien chez l’homme que l’animal, mais des cas groupés peuvent se manifester.

La tularémie humaine se manifeste par un ulcère indolore au foyer d’infection, accompagné d’enflure des ganglions lymphatiques locaux (ulcéroganglionnaire); apparition soudaine de douleur et d’une fièvre qui dure habituellement 3-6 semaines en l’absence de traitement; l’inhalation de l’organisme peut déterminer une pneumopathie ou une forme typhoïde primaire de la maladie; les souches du type B entraînent un taux de létalité de 5-15 %; la mortalité est d’environ 35 % dans la forme pulmonaire causée par les souches de type A.

[1] Francisella tularensis – Tularémie. 2014.© UMVF – Université Médicale Virtuelle Francophone

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Mycoplasma spp.

Les mycoplasmes appartiennent à la classe des Mollicutes, cette classe bactérienne est caractérisée par l’absence de la paroi cellulaire, par la petite taille  de ces bactéries(1µm), et par un génome de petite taille (0,6 et 1,35 Mpb) (1). Le genre Mycoplasma spp est un genre bactérien comportant 112 espèces (https://www.catalogueoflife.org). Etant dépourvues de paroi cellulaire ces bactéries ne réagissent pas à la coloration de Gram, également l’absence de la paroi confère à ces bactéries une résistance naturelle aux antibiotiques actifs sur les parois cellulaires telles que les bêtalactamines (2). Les espèces de mycoplasmes sont présentes dans le monde entier et provoquent de graves infections chez de nombreuses espèces animales, ces infections sont généralement très contagieuses. Les espèces de mycoplasmes d’intérêt vétérinaire majeur : M. gallisepticum et M. synoviae chez les volailles ; M. hyopneumoniae, M. hyorhinis et M. hyosynoviae chez les porcs ; M. bovis chez les bovins ; et M. agalactiae chez les petits ruminants (2-3).

Les mycoplasmes hémotropes (alias hémoplasmes) sont les agents responsables de l’anémie infectieuse chez de nombreuses espèces de mammifères. Connus à l’origine sous le nom d’espèces Haemobartonella et Eperythrozoon, ces organismes ont été reclassés dans le genre Mycoplasma (4). Les hémoplasmes ont été documentées chez les félidés domestiques et sauvages dans le monde entier (4). Chez les chats, Mycoplasma haemofelis est cliniquement le plus important, tandis que ‘Candidatus Mycoplasma haemominutum‘ et Candidatus Mycoplasma turicensis‘ sont plus fréquemment isolés de chats asymptomatiques mais peuvent provoquer une maladie clinique chez les chats immunodéprimés (5). Chez les chiens, Mycoplasma haemocanis  et Candidatus Mycoplasma haematoparvum ne sont pas souvent associées à une anémie hémolytique, sauf si l’infection survient chez un hôte splénectomisé (en particulier pour M. haemocanis) ou en association avec une maladie concomitante ou une immunosuppression (6). Le statut de porteur asymptomatique peut exister avec toutes les espèces d’hémoplasmes de sorte que la détection d’une infection par un hémoplasme n’est pas toujours le signe d’une maladie clinique associée à cette espèce (6).

(1)Rufo, G., Sánchez, G., JE, G. S., & Moro, G. (2021). Clinical implications of the genus Mycoplasma. Revista Espanola de Quimioterapia: Publicacion Oficial de la Sociedad Espanola de Quimioterapia, 34(3), 169-184.

(2) Gautier-Bouchardon, A. V. (2018). Antimicrobial resistance in Mycoplasma spp. Microbiology spectrum, 6(4), 6-4.

(3)Parker, A. M., Sheehy, P. A., Hazelton, M. S., Bosward, K. L., & House, J. K. (2018). A review of mycoplasma diagnostics in cattle. Journal of veterinary internal medicine, 32(3), 1241-1252.

(4)Willi, B., Boretti, F. S., Tasker, S., Meli, M. L., Wengi, N., Reusch, C. E., … & Hofmann-Lehmann, R. (2007). From Haemobartonella to hemoplasma: molecular methods provide new insights. Veterinary microbiology, 125(3-4), 197-209.

(5)Tasker, S. (2010). Haemotropic mycoplasmas: what’s their real significance in cats?. Journal of feline medicine and surgery, 12(5), 369-381.

(6)Tasker, S. (2020). Hemotropic Mycoplasma. Clinical Small Animal Internal Medicine, 927-930.

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Rickettsia spp.

Les Rickettsia sont des bactéries intracellulaires obligatoires, ce genre comprend 31 espèces (https://www.bacterio.net), de nouvelles espèces étant ajoutées au genre chaque année. Les organismes rickettsiens ont été trouvés sur tous les continents sauf l’Antarctique. La plupart des espèces de rickettsies sont liées à une région en raison des conditions climatiques et des contraintes liées aux vecteurs et aux hôtes naturels. Cependant, certaines rickettsies sont mondialement distribuées, comme Rickettsia felis et Rickettsia typhi. Les rickettsioses transmises par les tiques constituent la principale source d’infections à rickettsies en Europe. Outre Rickettsia conorii, l’agent de la fièvre boutonneuse méditerranéenne (FME), d’autres Rickettsia spp. provoquent des maladies semblables à la FME : Rickettsia helvetica, Rickettsia monacensis, Rickettsia massiliae ou Rickettsia aeschlimannii. Chacune des rickettsies a ses propres hôtes et vecteurs (organismes qui transportent les parasites vers d’autres organismes). Bien que certaines rickettsies soient principalement présentes chez l’homme, l’hôte habituel de la plupart des espèces est un animal. La population d’animaux pouvant servir d’hôtes est appelée réservoir de l’infection. Les animaux du réservoir peuvent être malades ou non de l’infection. Les personnes sont généralement infectées par la morsure de tiques, d’acariens, de puces et de poux (vecteurs) qui se sont nourris d’un animal infecté. Les signes d’une infection à rickettsies varient selon les espèces hôtes. Chez le chien, les signes de l’infection peuvent comprendre de la fièvre, un manque d’appétit, une dépression, une perte d’endurance, une boiterie et de la toux. Ces infections sont généralement observées pendant les mois les plus chauds et ne sont généralement pas mortelles. Si l’infection devient chronique (à long terme), de graves problèmes peuvent se développer dans les reins, les poumons, le cerveau, la rate et la moelle osseuse. La dépression et la perte de poids sont courantes, et la mort peut en résulter.

MSD Veterinary Manuel https://www.msdvetmanual.com/special-pet-topics/infections/infections-caused-by-rickettsiae

Abdad, M. Y., Abou Abdallah, R., Fournier, P. E., Stenos, J., & Vasoo, S. (2018). A concise review of the epidemiology and diagnostics of rickettsioses: Rickettsia and Orientia spp. Journal of clinical microbiology, 56(8), e01728-17.

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Theileria spp.

Les protistes parasites du genre Theileria font partie des agents pathogènes transmis par les tiques les plus fréquemment étudiés, en raison de leur large distribution et de leur importance remarquable pour la santé animale. Les espèces Theileria infectent un large éventail d’animaux domestiques et sauvages et sont transmises par des tiques ixodides des genres Amblyomma, Haemaphysalis, Hyalomma, et Rhipicephalus 1. La plupart de ces tiques sont connues pour les importantes pertes économiques qu’elles causent à l’industrie agricole en raison de l’apparition de maladies, de la mortalité, des dommages causés aux peaux et de la faible production des animaux 2. Les symptômes de la theilériose chez les animaux sont les suivants : ganglions lymphatiques hypertrophiés, fièvre, anémie, perte progressive de poids corporel et anorexie. 3. L’identification précise des parasites Theileria est importante pour comprendre les données épidémiologiques, les classifications et les stratégies préventives 4. Actuellement, les techniques de diagnostic de la theilériose se concentrent sur l’examen des frottis sanguins et les tests sérologiques 5. Cependant, ces méthodes présentent plusieurs lacunes dans l’identification des similitudes morphologiques entre Theileria spp. chez un même hôte ou des formes morphologiques différentes chez un hôte. La réaction en chaîne par polymérase (PCR) est la méthode moléculaire la plus courante pour détecter les infections à Theileria 6.

1. Hao, L., Yuan, D., Li, S., Jia, T., Guo, L., Hou, W., … Li, R. (2020). Detection of Theileria spp. in ticks, sheep keds (Melophagus ovinus), and livestock in the eastern Tibetan Plateau, China. Parasitology Research. doi:10.1007/s00436-020-06757-6

2. Bishop R, Musoke A, Morzaria S, Gardner M, Nene V (2004) Theileria:intracellular protozoan parasites of wild and domestic ruminantstransmitted by ixodid ticks. Parasitology 129(Suppl):S271–S283. https://doi.org/10.1017/s0031182003004748.

3.Tuli A., Singla L.D., Sharma A., Bal M.S., Filia G., Kaur P. 2015. Molecular epidemiology, risk factors and hematochemical alterations induced by Theileria annulata in bovines of Punjab (India). Acta Parasitologica, 60, 378–390. DOI: 10.1515/ap2015-0053.

4. Gholami S., Laktarashi B., Shiadeh M.M., Spotin A. 2016. Genetic variability, phylogenetic evaluation and first global report.

5. Takeet M.I., Oyewusi A.J., Abakpa S.A.V., Daramola O.O., Peters S.O. 2017.Genetic diversity among Babesia rossi detected in naturally infected dogs in Abeokuta, Nigeria, based on 18S rRNA gene sequences. Acta Parasitologica, 62, 192–198. DOI: 10.1515/ap-2017-0023.

6. Belotindos L.P., Lazaro J.V., Villanueva M.A., Mingala C.N.2014.Molecular detection and characterization of Theileria species in the Philippines.Acta Parasitologica, 59, 448–453. DOI: 10.2478/s11686-014-0256-9

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